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Chapitre 56
Particularités des essais cliniques chez l'enfant avec une dégénérescence rétinienne

A.H.Y. Liu, E. Heon

Ce chapitre met en évidence les spécificités de la participation des enfants atteints de dystrophies rétiniennes héréditaires (DRH) dans les essais cliniques ainsi que les obstacles qui entravent l'implication optimale de ces enfants dans la nouvelle ère des thérapies innovantes.
Dystrophies rétiniennes héréditaires (DRH)
Les dystrophies rétiniennes héréditaires (DRH), ou dégénérescences, englobent un spectre de maladies génétiques progressives aboutissant à une déficience visuelle, généralement due au dysfonctionnement ou à la dégénérescence des photorécepteurs à cônes et à bâtonnets ou de l'épithélium pigmentaire rétinien (EPR). Les lésions qui en résultent sont généralement irréversibles et entraînent une perte progressive de la vision au fil du temps, jusqu'à la cécité [1]. Généralement, les DRH apparaissent tôt et constituent l'une des principales causes de cécité infantile dans les pays développés [2]. Parmi les DRH, on peut citer entre autres : l'amaurose congénitale de Leber (ACL), l'achromatopsie, la maladie de Stargardt, le rétinoschisis lié à l'X et la choroïdérémie [3].
De nos jours, le diagnostic des DRH est un travail multimodal, impliquant une évaluation clinique complète, des évaluations structurelles (imagerie) et fonctionnelles (champ visuel, électrophysiologie), ainsi que des tests génétiques pour identifier le ou les variants responsables de la maladie. Bien que toutes ces étapes puissent ne pas être réalisables chez un très jeune enfant, l'évaluation multimodale permet de définir le type et le stade de la DRH, et d'élucider les mécanismes moléculaires sous-jacents. Le rendement des tests génétiques pour les DRH est supérieur ou égal à 70 % et devrait être considéré comme la norme du soin dans ce domaine [4]. Les connaissances génétiques cumulatives ont permis de mieux comprendre les mécanismes pathologiques et d'explorer de nouvelles modalités thérapeutiques pour améliorer les résultats des essais cliniques (https://clinicaltrials.gov/) voire de parvenir à des thérapies approuvées.
En 2017, la première thérapie par remplacement de gène a été mise au point pour les patients présentant des variantes bialléliques du gène RPE65 et atteints d'ACL, une forme précoce et sévère de dégénérescence rétinienne avec perte précoce de la vision [5 , 6]. L'injection sous-rétinienne de voretigène néparvovec a été jugée sûre et efficace pour améliorer la sensibilité rétinienne lors d'un essai clinique de phase 3 [6]. Cependant, parmi tous les essais de thérapie par remplacement du gène RPE65 , moins de 10 % des participants avaient un âge de 16 ans ou moins [7], alors que tous avaient des symptômes ayant débuté dans la petite enfance.
L'Organisation mondiale de la santé (OMS) s'est prononcée en faveur du droit des enfants à accéder aux médicaments essentiels, y compris aux traitements contre les DRH. Cependant, pour que cela soit possible en toute sécurité, les traitements potentiels doivent être évalués dans le cadre d'un essai clinique et l'accord de l'enfant doit être obtenu dans le respect des règles d'éthique de la recherche. Seuls 16 % des essais cliniques concernent la population pédiatrique, alors que les enfants représentent 60 % de la population malade [8 , 9].
Essais cliniques sur les DRH
Pour les DRH, les études d'histoire naturelle se sont concentrées sur la population adulte, tandis que les paramètres de gravité de la maladie à différents stades de l'enfance reflètent des changements qui peuvent différer de ceux observés chez l'adulte. Par exemple, l'histoire naturelle de l'évolution de la fonction visuelle chez les patients atteints d'ACL porteurs de variants bialléliques du gène RPE65 [10] montre clairement que le taux de modification du champ visuel en réponse à différents stimuli est très différent entre les enfants et les adultes. Cela implique que les données des enfants devraient être analysées différemment de celles des adultes, et également la nécessité potentielle de cohortes plus importantes. De plus, cela souligne l'importance de mener des études d'histoire naturelle incluant les enfants.
Obstacles des essais cliniques pédiatriques en général
Plusieurs raisons expliquent le refus d'inclure des enfants dans les essais cliniques. Une raison historique est le « protectionnisme», qui interdit l'inclusion d'enfants dans une expérience comportant un risque, alors que des adultes peuvent être recrutés. Une autre raison est le coût : le recrutement incluant un parent, les évaluations peuvent être plus longues, les populations de patients étant plus petites, etc. De plus, la plupart des tests utilisés dans les essais cliniques n'ont pas été correctement validés auprès de la population pédiatrique. Il faut également tenir compte des complexités éthiques liées à l'obtention du consentement des parents ou des tuteurs et de l'assentiment des enfants, des difficultés logistiques liées à la coordination des visites d'étude et des procédures qui impactent plusieurs membres de la famille, de la disponibilité limitée de sujets éligibles par site d'essai, des obstacles au recrutement et à l'adhérence, etc. En résumé, les enfants ne sont pas de petits adultes.
Malgré des avancées, des défis persistent pour garantir la réalisation d'essais cliniques de haute qualité pour les enfants. Cela dit, les essais cliniques contrôlés randomisés constituent la référence absolue pour établir l'efficacité et la sécurité d'une intervention ou d'un produit, lorsqu'ils sont mis en œuvre avec le plus grand soin. Offrir aux enfants un accès équitable à de nouveaux traitements par le biais d'essais cliniques constitue l'approche optimale pour lutter contre la perte de vision dévastatrice et jusqu'alors ingérable chez les populations pédiatriques.
Obstacles à la conduite d'essais cliniques sur les DRH pédiatriques
Défis éthiques
Assurer l'approvisionnement de traitements sûrs et efficaces à la population pédiatrique qui est la plus vulnérable est impératif pour faire progresser le développement de thérapies permettant de préserver la vue. Les défis de la recherche pédiatrique découlent souvent d'essais cliniques conçus sans tenir compte des enfants, ce qui entraîne des complexités et des difficultés de réalisation, principalement liées à l'adaptation de protocoles d'étude axés sur les adultes. Au cœur de l'éthique de la recherche pédiatrique se trouve l'engagement indéfectible à défendre les droits et le bien-être des enfants, un principe souligné par des lignes directrices établies telles que le rapport Belmont [11] et la Déclaration d'Helsinki [12]. Le rapport Belmont met l'accent sur trois principes éthiques fondamentaux (respect des personnes, bienfaisance et justice), tandis que la Déclaration d'Helsinki pose le consentement éclairé comme pierre angulaire de la recherche éthique impliquant des enfants. La participation à un essai clinique nécessite l'approbation de l'enfant participant. En France, il faut l'accord des deux parents et de l'enfant au-dessus de 7 ans.
L'un des dilemmes des essais cliniques en ophtalmologie est de savoir si l'examen oculaire avec sédation constitue une « augmentation mineure par rapport aux procédures à risque minimal», sans savoir si les essais dans les DRH démontreront des bénéfices directs pour les enfants participant [13]. Cela implique de justifier les risques par les bénéfices anticipés, de garantir la proportionnalité des bénéfices par rapport aux alternatives disponibles, et d'obtenir l'autorisation des parents et le consentement de l'enfant, éléments essentiels d'une conduite de recherche éthique.
Malgré l'importance cruciale de la participation des enfants à la recherche, la disponibilité limitée des données sur la recherche clinique impliquant des enfants demeure préoccupante. Le contexte historique souligne l'évolution des considérations éthiques en recherche pédiatrique, les premières recommandations du Collège royal de pédiatrie et de santé infantile du Royaume-Uni concernant la participation à la recherche avec des enfants remontant à 1980 [14]. Cette rareté des données est source d'incertitudes et de risques liés à l'implication de la population pédiatrique dans la recherche, ce qui conduit les comités d'éthique de la recherche à adopter une approche plus prudente dans l'approbation des études pédiatriques. L'allocation de ressources accrues à la recherche pédiatrique et aux études d'histoire naturelle est nécessaire pour optimiser la conception des essais.
Difficulté d'évaluation des résultats
L'évaluation des résultats de la fonction rétinienne pour les DRH est un processus multidimensionnel qui implique des procédures diagnostiques complexes pour évaluer l'efficacité des traitements potentiels (tableau 56-1
Tableau 56-1
Âge auquel les enfants peuvent effectuer de manière fiable des tests cliniques de routine.
Explorations fonctionnelles et structurellesÂgeCommentaires
Acuité visuelle, LLVA, vision des couleurs, sensibilité aux contrastes5 ans
OCT et imagerie4–5 ansInfluencé par la capacité de fixation et le nystagmus
Champs visuelInfluencé par l'acuité visuelle
– statique7–8 ans
– cinétique6–7 ans
Électrorétinogramme (ERG)Aucun âge
FST7–8 ans

FST : full-field stimulus threshold (seuil de stimulus plein champ); LLVA : acuité visuelle à basse luminance; OCT : tomographie par cohérence optique; l'imagerie comprend la photographie du fond d'œil et l'autofluorescence du fond d'œil.


).
Électrorétinographie
L'électrorétinographie (ERG) est un outil essentiel pour mesurer la réponse électrique de la rétine et offre des informations essentielles sur la fonction rétinienne résiduelle et/ou son évolution. La réalisation d'un ERG chez les jeunes enfants peut nécessiter une sédation ou une anesthésie générale. À 4-5 ans, un enfant coopératif peut réaliser un ERG manuel, tandis qu'à 6-7 ans, un ERG Ganzfeld plein champ standard peut être réalisé de manière fiable.
Tests du champ visuel
Les tests du champ visuel jouent un rôle essentiel dans l'identification des scotomes et l'évaluation de la vision périphérique. Ce test exige que les patients maintiennent leur attention sur une cible centrale tout en réagissant à l'apparition de petites lumières faibles à différents endroits du champ visuel. Pour les enfants, ce test peut représenter un apprentissage important, car il repose sur leurs capacités cognitives à réagir rapidement et précisément aux stimuli présentés, ainsi que sur leur capacité à les voir. Ces tests peuvent être longs, ce qui peut affecter leur fiabilité en raison d'une capacité d'attention réduite.
Test du seuil de stimulation plein champ (FST)
Le test du seuil de stimulation plein champ ( full-field stimulus threshold [FST]) vise à mesurer la sensibilité globale de la rétine à la lumière. En exposant les patients à des lumières d'intensités variables, ce test permet de déterminer les niveaux de luminosité auxquels les individus peuvent avoir des difficultés à percevoir les stimuli visuels. La réussite de ce test dépend des capacités cognitives des participants et celui-ci ne peut pas être réalisé de manière fiable avant l'âge de 7 ou 8 ans.
En résumé, l'évaluation des résultats des essais cliniques pour les DRH implique une série de procédures complexes et exigeantes qui requièrent non seulement une expertise technique, mais aussi une compréhension des difficultés cognitives et physiques rencontrées par les enfants. Il est essentiel de rationaliser ces processus d'évaluation ainsi que de minimiser la charge de concentration et de travail des participants, en particulier des plus jeunes, afin de garantir des évaluations précises et fiables des résultats du traitement.
Les discussions ont évolué
Depuis l'essai clinique de phase 3 RPE65 [6], un nombre croissant d'essais cliniques évaluent diverses interventions thérapeutiques pour les DRH. Avant que les troubles visuels liés à la DRH ne deviennent une réalité, les patients n'étaient pas toujours conscients des conséquences potentielles de la perte de vision, car celle-ci est lente, les enfants ne comprenaient pas toujours le concept de progression et le médecin se concentrait d'abord sur leur bien-être. Un enfant qui n'a jamais bien vu ne perçoit pas toujours les différences avec un enfant voyant et peut ne souhaiter aucun changement, surtout lorsque la fonction visuelle semble stable. Comme un traitement peut ne pas être bénéfique à tous les stades de la maladie, lorsqu'une fenêtre thérapeutique est identifiée, il est nécessaire d'expliquer au patient et à sa famille ce qui se passerait en cas d'absence de traitement. Ces discussions sont difficiles, mais essentielles à un consentement éclairé. De même, les risques associés à une intervention intraoculaire doivent être clairement expliqués, ce qui peut être angoissant.
Il est essentiel de laisser aux enfants le temps de discuter et de poser des questions. Il est essentiel de s'assurer qu'ils comprennent bien ce qu'est un essai, ce dont il est question, son objectif et ses implications (absentéisme, visites longues et répétées, nombreux tests, etc.). La priorité et la préoccupation majeure des enfants sont de s'intégrer et de réussir à l'école. L'absentéisme lié aux visites longues et fréquentes, ainsi que le coût pour les parents peuvent affecter le recrutement. Par conséquent, la conception d'un essai incluant les enfants doit absolument prendre en compte ces facteurs matériels.
La participation d'enfants aux essais cliniques de thérapie génique rétinienne pose des défis spécifiques, notamment l'accès à l'information génétique des enfants pour déterminer la pertinence des interventions de thérapie génique. La diversité des DRH, comme mentionné précédemment, complique encore davantage la participation des enfants aux essais cliniques, soulignant l'importance d'approches sur mesure pour tenir compte des profils génétiques et des manifestations pathologiques uniques de chaque participant. De plus, l'avènement des thérapies par modification génétique introduit des considérations éthiques supplémentaires concernant l'autonomie de chaque individu dans les décisions relatives aux modifications de son matériel génétique, soulignant la nécessité d'une délibération éthique approfondie et d'un processus de consentement éclairé avec les enfants. La prise en compte de ces questions multidimensionnelles est primordiale pour garantir la conduite éthique, la sécurité et l'efficacité des essais cliniques impliquant des enfants atteints de DRH, tout en préservant leurs droits et leur bien-être dans la recherche d'interventions thérapeutiques innovantes.
Perception des parents à l'égard des essais cliniques sur les DRH
Les appréhensions des parents concernant la thérapie par remplacement de gène rétinien chez les enfants peuvent être multiples, et constituent une source importante d'hésitation provenant du caractère invasif des méthodes d'administration de certains de ces traitements. Les deux principales méthodes d'administration utilisées, les injections sous-rétiniennes et intravitréennes, qui peuvent nécessiter une sédation ou une anesthésie générale [15], et leur caractère invasif impliquent des risques, une gêne et des complications potentielles.
De plus, à l'aube d'une nouvelle ère médicale, des questions restent sans réponse concernant les thérapies géniques. L'idée de modifier le matériel génétique pour corriger des mutations ou restaurer des gènes fonctionnels soulève de nouvelles questions quant à la permanence et aux conséquences imprévues de telles altérations. Les parents peuvent être confrontés à des incertitudes quant aux implications à long terme de la modification génique sur le patrimoine génétique et la santé globale de leur enfant, ce qui renforce leurs réserves quant à l'utilisation de ces thérapies innovantes. Lorsque les conséquences d'une éventuelle progression de la maladie ne sont pas prises en compte, la nécessité d'une intervention peut sembler superflue.
Enfin, la désinformation ou le manque de sensibilisation à ces traitements avancés peuvent engendrer des craintes infondées et une réticence chez les parents à les considérer comme des options valables pour la prise en charge de leurs enfants. En mettant en œuvre des initiatives éducatives ciblées fournissant des informations précises sur les principes scientifiques, les profils de sécurité et les bénéfices potentiels des thérapies géniques rétiniennes, les professionnels de santé et les associations de malades et associations de défense des droits peuvent permettre aux parents et aux enfants de prendre des décisions éclairées, et de s'y retrouver dans la complexité des interventions génétiques pour les maladies rétiniennes héréditaires.
En répondant aux préoccupations des parents, aux dilemmes éthiques et aux perceptions sociales entourant ces traitements innovants, les professionnels de la santé peuvent travailler en collaboration avec les familles pour naviguer dans les complexités des thérapies génétiques et faciliter les processus de prise de décision partagée qui donnent la priorité au bien-être et aux meilleurs intérêts des enfants vivant avec des maladies rétiniennes héréditaires.
Considérations
Professionnels de la santé
Pour la prise en charge de ces patients, le professionnel de la vision doit avoir une expérience de l'examen et de la prise en charge des enfants. Cela peut nécessiter des méthodes innovantes d'évaluation des résultats cliniques, adaptées aux besoins spécifiques des populations pédiatriques. Les évaluations peuvent nécessiter plus de temps et des pauses. Certains tests peuvent devoir être simplifiés en raison de la faible capacité d'attention, en particulier chez un enfant malvoyant. Optimiser le soutien apporté aux patients pédiatriques et à leurs familles améliorera la qualité des soins et les résultats des essais cliniques dans les DRH.
Promoteurs d'essais cliniques
Le consentement éclairé (assentiment) de l'enfant participant est obligatoire. À cet effet, la notice d'information doit être adaptée à l'âge et peut comporter des illustrations. Pour soutenir efficacement les essais cliniques sur les DRH incluant des enfants, les promoteurs doivent ajuster l'allocation de financement aux besoins spécifiques des enfants et de leurs familles. Les tests sélectionnés comme mesures de résultats doivent également être adaptés aux capacités des enfants et à la variabilité test-retest évaluée dans cette population.
Santé publique et sensibilisation
Les DRH, à la fois dans leur prévalence, leurs conséquences et leur impact, sont globalement mal comprises. De nombreux professionnels de la vision ignorent que les DRH sont devenues des maladies nécessitant des mesures correctives et faisant l'objet d'essais cliniques en cours. Un effort de sensibilisation mondial est nécessaire pour améliorer l'identification des patients et mieux comprendre le véritable impact de la maladie. Les résultats des tests génétiques devraient être consignés dans un registre afin de permettre aux patients éligibles de participer à des études spécifiques.
Organismes de réglementation
Les organismes de réglementation doivent être informés en temps utile des essais cliniques prometteurs prévus ou en cours et des mesures de résultats utilisées pour faciliter l'approbation réglementaire.
À retenir
  • Les dystrophies rétiniennes héréditaires (DRH) sont l'une des principales causes de cécité de l'enfant.
  • Pour que les enfants soient efficacement inclus dans les essais thérapeutiques, il est nécessaire de réaliser plus d'études d'histoire naturelle.
  • Cela est essentiel pour sélectionner les tests, les critères d'évaluation et la méthodologie d'étude appropriés. Les enfants ne sont pas de petits adultes.
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