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Chapitre 57
Enjeux psychologiques : impact de l'innovation thérapeutique sur la prise en charge des patients
Attentes, espoirs et réalités

A. Cariou

L'espoir dans la recherche
Comme une continuité à la phrase « Il n'existe pas de traitement… mais la recherche avance!», l'innovation thérapeutique représente un espoir pour le patient comme pour son médecin. Qu'en attendent les patients? Et l'équipe médicale? Les pertes progressives de la vision sont toujours vécues comme « trop rapides» et les avancées thérapeutiques « trop lentes». Lorsqu'un protocole est proposé, une lueur d'espoir se fraye un chemin. Certains s'y accrochent, d'autres s'en détournent. Les attentes sont grandes lorsque l'on souffre d'une dégénérescence rétinienne, et l'optimisme peut s'avérer forcené.
« On va trouver, on y croit» : à travers ce « on», les patients nous indiquent qu'ils se sentent moins seuls face à leur pathologie, car l'espoir est commun avec l'équipe médicale. Commencent alors les visites d'inclusion constituées d'examens, de rendez-vous avec le médecin et de temps de parole avec le (la) psychologue. Ce dernier, devenu systématique dans le cadre d'un protocole interventionnel, permet au patient d'évoquer ses questions, ses inquiétudes et de cheminer vers sa décision de participer ou non à cette « aventure» dès ses premières visites. De son côté, le (la) psychologue participe aux discussions sur la pertinence de certaines inclusions quand cela est nécessaire. En effet, lorsque les attentes sont trop éloignées du résultat attendu, des précautions doivent être prises afin d'éviter au patient toute déception.
Des attentes démesurées
L'espoir, généralement considéré comme positif pour le patient, peut aussi s'avérer être un frein. En effet, lorsque l'espoir dans une solution médicale potentielle par le biais d'un essai clinique existe et prend toute la place, l'intégration psychique, l'acceptation et l'adaptation à la pathologie risquent d'être reportées, voire d'être impossibles à mettre en place, que ce soit au moment du diagnostic ou dans le plus long terme.
Dans le cadre de leur suivi en centre de référence maladies rares, il arrive que des patients, pourtant en situation de handicap visuel avancé, soient dans l'incapacité d'accepter la mise en place des aides disponibles pour s'adapter à leur pathologie (canne de locomotion, ordinateur adapté, suivi en centre de rééducation etc.) dans l'espoir qu'un traitement spécifique de leur maladie leur soit rapidement proposé.
Devant l'absence d'un recours thérapeutique immédiat, des études ont constaté que 31,3 % des patients avaient recours à d'autres pratiques en dehors de la médecine classique [1]. Outre les magnétiseurs, les guérisseurs et les prières, la tentation est grande de se tourner vers des cliniques étrangères proposant des solutions d'une « grande efficacité». Ces « nouvelles techniques», souvent très onéreuses, paraissent elles aussi très innovantes pour les patients qui pensent y trouver la solution miracle tant attendue. Ces méthodes sont aujourd'hui dénoncées par les médecins [2] et les patients [3] eux-mêmes, mais continuent d'attirer ceux pour qui l'absence de traitement spécifique de leur maladie n'est pas une option.
Les médias
Au cours de nos nombreuses consultations, nous avons constaté que les médias tenaient un rôle particulièrement important dans l'espoir des patients. Lorsque l'information d'une innovation est rendue publique, nombre de patients se précipitent pour obtenir un rendez-vous, pensant pouvoir en bénéficier. Les gros titres comme « Deux aveugles recouvrent la vue » [4] redonnent bien évidemment espoir aux patients. Un patient intervenant associatif martelait à ce propos : « Il ne faut pas dire que les gens récupèrent la vue!». De même, nous constatons régulièrement une grande confusion dans l'inconscient collectif entre les protocoles à visée thérapeutique – qui permettraient d'améliorer la vision – et les protocoles pour évaluer la tolérance au produit au tout début des essais cliniques (phases 1-2). De plus « stabilisation» et « amélioration» sont fréquemment confondues et il n'est pas rare d'entendre en consultation : « J'ai bien compris que le protocole permettrait peut-être de stopper la maladie… mais si jamais ça pouvait m'apporter une petite amélioration, on ne sait jamais!».
Les attentes des patients, de leur entourage… et de leur médecin
Les attentes peuvent être très différentes d'un patient à l'autre – « recouvrer la vue» , « revoir ses enfants» , « stopper l'atteinte» , etc. – et sont fréquemment accompagnées de solutions très précises : pour certains, l'espoir réside dans l'implant rétinien, quand, pour d'autres, il s'agit de la thérapie génique ou encore des « greffes de cellules» considérées comme une solution de remplacement des cellules détruites par la maladie.
L'implant rétinien s'adresse aux patients atteints de rétinopathie pigmentaire en situation de cécité ou dont la vision est restreinte à une perception lumineuse. Il est expliqué au patient qu'à l'aide d'une paire de lunettes équipée de caméra, les informations visuelles recueillies sont transmises à un micro-ordinateur positionné au niveau de la poche du patient. Celui-ci convertit les informations en codes de signaux électriques à l'implant placé directement dans l'œil du patient, au contact de sa rétine. Ce procédé technologique, qui permet de retrouver des perceptions visuelles grâce à des flashs, peut susciter chez le patient le fantasme d'un corps étranger faisant de lui un « homme bionique, augmenté». Cela lui permet de distinguer des passages piétons, des contours contrastés, mais pas encore de lire ou de se déplacer de manière autonome [5].
La thérapie génique, quant à elle, a pour objectif de corriger ou remplacer le gène responsable de la pathologie en introduisant du matériel génétique fonctionnel dans les cellules du patient par injection sous-rétinienne. Ce procédé soulève la question indirectement et inconsciemment de la transmission du gène « défectueux» et de son caractère potentiellement héréditaire. Tout type de protocole interventionnel est ainsi susceptible de remettre en mouvement la perception que le patient a de sa pathologie. Les modifications physiques s'accompagnent immanquablement de résurgences psychiques qui se doivent d'être appréhendées en amont.
Si des attentes importantes commencent à émerger du côté du patient, elles peuvent aussi être très fortes de la part de son entourage. Certains de leurs proches espèrent qu'il « va retrouver la vue» , un espoir pour le moment encore trop éloigné de la réalité. L'écart entre les possibilités qu'offrent les études interventionnelles et les attentes de la famille est parfois important, et peut donner lieu à des incompréhensions.
Enfin, bien que l'optimisme soit partagé avec leurs patients, du côté des ophtalmologistes, la prudence est de mise. Aujourd'hui, au risque de bloquer le patient dans l'espoir d'une solution médicale miracle, le médecin adopte un vocabulaire vigilant : il évoquera une stabilisation « si et seulement si» le produit/implant fonctionne, insistera sur le caractère « expérimental» et évitera toute prédiction sur un « traitement d'ici 5-10 ou 15 ans» .
Le patient se trouve ainsi pris entre trois attentes : les siennes, celles de son entourage qui espère des changements spectaculaires et celles de son ophtalmologiste qui le prépare à un résultat plus « raisonnable».
Le protocole d'essai thérapeutique : une relation patient-soignant transformée
Avant d'amorcer la prise en charge d'un patient, une demande de participation doit avoir été formulée; or, dans le cadre d'un protocole de recherche, la demande du patient ne constitue pas toujours le point de départ. Afin de l'inclure dans un protocole, il est contacté souvent de manière décalée à son suivi habituel, ou abordé lors d'une visite programmée et seulement si ses examens récents indiquent qu'il est susceptible de répondre aux critères d'inclusion; dans ce cas, son médecin lui en fera la proposition.
Bien que l'enthousiasme soit la plupart du temps au rendez-vous, la proposition de participation à un essai thérapeutique peut aussi déstabiliser. Les examens vont se multiplier; un nouvel emploi du temps chirurgical et de suivi doit être anticipé.
Il est intéressant de noter que la temporalité qui semblait aux patients jusque-là si longue s'accélère étonnamment; une forme d'appréhension les gagne lorsque les dates d'interventions sont évoquées. Ces interventions signent en effet la fin de l'espoir et de l'attente; c'est le début de la rencontre avec le réel de la recherche. M. F., un patient en situation de cécité, nous confiait à ce propos qu'il ne souhaiterait pas participer à une étude : « Vous comprenez, je n'ai pas arrêté de m'adapter à ma vue. Maintenant que je ne vois plus, je n'ai plus la force d'une nouvelle adaptation».
Comment être inclus?
La croyance selon laquelle le « bon patient» qui vient régulièrement dans le service faire ses bilans sera prioritaire pour participer à un protocole d'étude a la peau dure. Un patient nous expliquait : « J'ai participé à vos protocoles [observationnels] , je vous ai autorisé à utiliser mes données, donc je serai prioritaire s'il y a un traitement!». Ce marchandage est fréquent; il permet en général au patient de se sentir plus acteur face à une pathologie sur laquelle il est difficile d'avoir prise. De même, certains hésitent à poser leurs questions à l'équipe (concernant les précédents essais, les effets secondaires observés sur les premiers patients, etc.) de crainte que leur motivation à participer soit remise en cause.
Par la suite, si le patient accepte de passer les premiers tests, les visites d'inclusion peuvent être perçues comme une forme d'évaluation, que la proposition vienne de l'équipe ou non. Bien que les patients aient, à tout moment, la possibilité de se désister du protocole, leurs discours indiquent qu'ils se sentent plus dépendants de la décision de l'équipe médicale : « J'avais peur qu'ils disent non» disait l'un d'entre eux. Certains étaient d'ailleurs déjà venus pour des visites d'inclusion, mais n'avaient pas été retenus car ils voyaient « encore trop bien» au moment des examens. À l'approche des fêtes, plusieurs patients ont ainsi qualifié la rétine artificielle de « cadeau de Noël» . Dans le cadre d'une étude en double aveugle, par exemple pour de la thérapie génique, cette impression s'intensifie : le patient sait qu'il va recevoir une injection, mais peut-être s'agit-il du placebo? Le médecin le décide-t-il? le chirurgien le sait-il lui-même? À partir de ses résultats, de ses ressentis et de l'attitude du médecin, le patient initie parfois un véritable travail d'enquête pour tenter de découvrir si, oui ou non, il a bénéficié du produit et qui en décide. L'individu entrant dans un essai va jusqu'à acquérir le statut d'objet [6] pour certains chercheurs; reste au psychologue et à l'équipe médicale qui l'accompagnent de l'aider à sortir de ce ressenti.
Bien qu'il y ait un devoir de neutralité et une évaluation qui doit être objective du rapport bénéfice/risque de la part de l'investigateur, la décision médicale peut être redoutée et donner lieu à un sentiment de dépendance de la part du patient.
Du côté de l'équipe médicale, on essaie de se prémunir d'une inclusion vouée à l'échec en maintenant une certaine vigilance :
  • Quelles sont les attentes du patient suite à l'intervention?
  • A-t-il compris comment le produit/dispositif fonctionne?
  • Le patient est-il en capacité de venir aux visites nécessaires au protocole?
  • Où en est le patient dans son adaptation à la pathologie?
  • Quelle rapport entretient-il avec l'équipe?
La place du patient au sein d'un essai thérapeutique
À l'arrivée des premiers symptômes, les patients ne sont pas toujours immédiatement diagnostiqués, et le parcours médical peut s'avérer chaotique et souvent long. La perception que le patient a de son médecin, du service ou du corps médical en général peut représenter un frein ou un accélérateur à sa décision de participer à un essai thérapeutique. Que ce soit à l'aide d'une anesthésie générale ou d'une anesthésie locale, l'intervention est toujours source de préoccupation du côté de l'équipe comme du patient. Les procédures sont innovantes et nécessitent une totale confiance dans le geste et la parole du chirurgien. « Je prête mon œil» , « je veux bien faire le cobaye» , « je le fais pour les prochaines générations» sont des paroles entendues fréquemment et qui nous alertent sur la perception du patient dans sa participation.
Un travail en commun
Contrairement à ce qui peut être imaginé, la prise en charge du patient ne s'arrête pas après l'intervention du chirurgien. Un suivi pour évaluer l'impact de l'intervention fait partie intégrante du protocole. « Le patient ne réapprend pas à lire, mais apprend à lire avec une vue différente! Ce processus requiert de la persévérance. Une confiance réciproque entre le professionnel de santé et le patient est indispensable» [7]. Une interaction de qualité est en effet nécessaire entre l'orthoptiste et son patient, car ce travail est commun : il repose en grande partie sur les retours du patient qui indique ses perceptions, car il est seul témoin des effets (de l'implant ou de l'injection) sur sa vision et son corps. Ces examens et exercices se fondent pour certains sur le vécu subjectif du patient. De son côté, l'orthoptiste doit constamment s'adapter au patient; les procédures sont standardisées, certes, mais elles se doivent d'être nécessairement personnalisées pour fonctionner.
Au fil des mois, des liens se créent, une routine de fonctionnement se met en place. Une certaine familiarité se développe aussi avec l'équipe – « Ça se passe toujours très bien quand je viens, je me sens un peu chez moi» disait un patient.
Le rapport dissymétrique de la sélection en début de prise en charge s'atténue. Ce travail commun, les patients en parlent d'ailleurs en utilisant le pronom impersonnel « on» : « On revoit le seuil des électrodes» , « On va vérifier si ma vue se stabilise» , reflétant comme un sentiment de faire eux aussi désormais partie de l'équipe. Au fur et à mesure, les patients deviennent à leur tour les observateurs privilégiés des professionnels; ils perçoivent les ententes, les tensions. À force de côtoyer le monde médical, ils en apprennent aussi beaucoup sur le fonctionnement de leur vision et finissent pour certains par donner des cours d'anatomie à leurs proches, comme un jeu d'identification aux soignants.
Retrouver confiance dans l'autre et dans ses capacités
« Il faudra du temps à la personne déficiente visuelle pour identifier de nouveau son potentiel, réapprendre des stratégies efficientes, reprendre confiance en soi, mais aussi être en capacité de demander de l'aide» [8].
La réussite d'un protocole d'essai thérapeutique devient pour de nombreux patients l'occasion de reprendre confiance en leurs capacités et de retrouver de l'autonomie – « Maintenant je crois que je suis plus fort; depuis que je viens ici peut-être».
Les essais étant novateurs, les patients qui participent à un protocole interventionnel sont en quelque sorte des pionniers; ils sont encouragés, valorisés lorsqu'ils arrivent à accomplir une tâche ou que le dispositif a l'effet escompté. Par extension, leur réussite devient la réussite du professionnel qui l'accompagne. De même, lorsque les résultats ne sont pas ceux attendus, la déception est partagée avec le personnel médical.
Certains ont déjà bénéficié d'une rééducation basse vision, avant la participation au protocole, à l'exemple de ce patient implanté qui nous indiquait souhaiter retourner dans son centre de rééducation pour « leur montrer le matériel! On est peu!» . Cet implant novateur devenait un sujet de discussions, de valorisation narcissique du fait de sa rareté. D'autres s'étaient toujours refusés à se rendre dans un centre, notamment par refus de la canne blanche, représentant une étape importante vis-à-vis du regard de l'autre notamment. Ces derniers ne sont donc pas habitués à verbaliser, auprès du personnel d'un centre de rééducation (qui fait partie intégrante de certains protocoles, devenant ainsi un passage obligé), leurs perceptions visuelles, leurs difficultés et leurs besoins pour effectuer un déplacement. À l'occasion des visites, examens et autres exercices effectués dans ce type de service, la rééducation qu'ils redoutaient jusqu'alors devient pour certains indispensable. Ainsi, Mme J. avait beaucoup perdu en autonomie : elle ne sortait qu'au bras de son père et tentait de cacher à tout prix son handicap. Suite à la pose d'un implant rétinien, elle explique que, lors de sa rééducation dans le cadre du protocole, elle a repris « confiance dans l'autre à côté» . Elle mettait de plus en plus ses lunettes caméra et a décidé de suivre des cours de locomotion près de chez elle pour apprendre à se servir simultanément de la canne blanche et de l'implant. La prise en charge dans le cadre de ce protocole lui avait permis de reprendre confiance en elle et de prendre conscience de ses capacités d'adaptation. En effet, les déplacements réguliers vers le centre investigateur et le centre de rééducation, parfois très éloignés, représentent une grande avancée pour certains, de même que la découverte de nouveaux outils. Enfin, cette nouvelle forme de prise en charge liée à l'essai clinique peut les aider à évoquer leur pathologie avec leur entourage : « Depuis, j'en parle à tout le monde! Aujourd'hui, je dis le mot malvoyante» disait une patiente.
Enfin, en entrant dans un protocole de recherche souvent très novateur, les patients peuvent avoir la sensation d'être devenus « une priorité» , « un VIP» . Ils se sentent « attendus par l'équipe» , mais aussi par les médias : « Je passerai peut-être à la TV?» se demandait un patient. Jusque-là incurables, ils se sentent valorisés. À travers ces nouvelles prises en charge plus appuyées, la participation à un protocole peut ainsi aider à remettre en mouvement l'intégration du handicap afin de mieux s'y adapter au quotidien.
Mais cette prise en charge ne dure qu'un temps; une fois achevée, les patients sont amenés à revenir moins régulièrement dans le centre investigateur. Une appréhension est susceptible d'apparaître lors de cette séparation.
Une patiente, inquiète de ne pas revenir, disait à ce sujet : « Tout le monde était gentil, s'intéressait à moi. Je suis quelqu'un qui n'intéresse personne, sauf ici» . La crainte de se sentir « lâché dans la nature» (pour reprendre les termes de plusieurs patients) est très présente en fin de protocole et seule une préparation à ce changement – avec le ou la psychologue notamment – permet d'atténuer les appréhensions.
Conclusion
L'innovation et les progrès scientifiques provoquent des élans d'espoir chez les patients tout comme parmi l'équipe médicale; les désirs de traitements sont partagés. Lorsqu'un patient est inclus dans un protocole d'essai thérapeutique, son cadre habituel de prise en charge est modifié, tout comme son rapport à sa pathologie. Lorsque les résultats escomptés sont au rendez-vous, le patient peut reprendre confiance en ses capacités, se sentir valorisé. Cette nouvelle perception de lui-même permet d'ailleurs à certains de réveiller l'élan nécessaire pour mettre en place une adaptation jusque-là repoussée. Dans le cas contraire, lorsque les attentes sont démesurées, le patient déçu est susceptible de développer des affects dépressifs et de stopper son suivi.
Finalement, force est de constater que la décision d'inclusion du patient dans un protocole interventionnel se doit d'être particulièrement soignée. De plus, les bénéfices de celui-ci ne résident pas exclusivement dans l'efficacité du dispositif testé, mais aussi dans son impact psychologique.
Bibliographie
B
[1]
Foucher C. Vécu identitaire et cécité tardive. Paris : L’Harmattan ; 1997. p. 81.
[2]
Duquette J. Existe-t-il des données probantes quant au protocole de traitement offert à Cuba pour les personnes ayant une rétinite pigmentaire ? Institut Nazareth et Louis Braille ; 2010.
[3]
Younes R. Blind faith : exposing doctors selling bogus eye treatments. BBC, 16 mars 2023, https://www.bbc.co.uk/programmes/p0f95ky3.
[5]
Sahel JA, Picaud S, Safran A. Vision artificielle : les prothèses rétiniennes. In : Changeux JP (Ed.). L’homme artificiel. Paris : Odile Jacob ; 2007. p. 208.
[6]
Brives C. L’individu dans un essai thérapeutique. Sur quelques aspects du devenir objet dans les expérimentations scientifiques. Revue d’Anthropologie des Connaissances 2012 ; 6(3) : 671.
[7]
Kovarski C. La malvoyance chez l’adulte. Paris : Vuibert ; 2007. p. 193.
[8]
Jaron S, Van Landeghem N. Les mécanismes psychiques en jeu dans la déficience visuelle et le vécu de la perte visuelle. In : Robert PY (Ed.). Déficiences visuelles. Paris : Elsevier Masson ; 2017. p. 149.