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Leishmaniose oculaire :analyse des caractéristiques cliniques et thérapeutiques

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Orateurs :
Anass Agnaou
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Résumé

Introduction

La leishmaniose, infection parasitaire transmise par les phlébotomes, est endémique dans certains pays, notamment les régions tropicales et subtropicales. Bien que l’atteinte oculaire soit rare, elle peut entraîner des complications graves. Cette étude analyse les aspects épidémiologiques, cliniques et thérapeutiques d’une série de cas de leishmaniose oculaire.

Matériels et Méthodes

Une étude rétrospective a été réalisée sur 64 cas de leishmaniose oculaire diagnostiqués. Les données démographiques, cliniques et thérapeutiques ont été collectées et analysées.

Résultats

Les patients provenaient principalement de zones rurales du sud-est du Maroc. La majorité des cas concernaient des hommes jeunes (médiane : 34 ans), souvent exposés à des environnements favorables à l’infection.

Les manifestations cliniques trouvées dans notre série incluent : une kératite granulomateuse retrouvée dans 13 cas ,caractérisée par des infiltrats granulomateux affectant la cornée, Uvéite antérieure dans 11 cas, granulomes conjonctivaux dans 2 cas , choriorétinite dans 23 cas, kérato-conjonctivites dans 6 cas, Sclérite et épisclérite dans 8, taches de Roth dans 1 cas.

Le diagnostic reposait sur l’identification du parasite par PCR ou examen direct des prélèvements biologiques.

Le traitement systémique par amphotéricine B a entraîné une amélioration clinique notable dans 85 % des cas. Malgré une réponse favorable au traitement, des complications résiduelles, telles que des opacité de cornée ont été observées dans 18 % des cas.

Discussion

La leishmaniose oculaire, bien que rare, représente un défi diagnostique en raison de la diversité de ses présentations. Un diagnostic précoce basé sur une anamnèse détaillée, un examen ophtalmologique complet et des techniques parasitologiques spécifiques est essentiel pour prévenir les complications. La prise en charge doit être multidisciplinaire, impliquant ophtalmologistes et infectiologues, afin d’optimiser les résultats thérapeutiques

Conclusion

Cette étude met en évidence l’importance d’une reconnaissance rapide des atteintes oculaires dans les zones endémiques. La leishmaniose oculaire doit être envisagée dans le diagnostic différentiel des inflammations oculaires inexpliquées, en particulier chez les patients exposés à des régions à risque.