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Néovaisseau choroïdien péripapillaire secondaire à des drusen papillaires traité par ranibizumab : Résultats à 6 ans

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Orateurs :
Dr Joel GAMBRELLE
Auteurs :
Dr Joel GAMBRELLE
Corinne Bobo
Dr Anne ROBINET-COMBES
Dr Jean Daniel GRANGE
Tags :
Résumé

Objectif

Les néovaisseaux choroïdiens péripapillaires sont une complication rare des drusen papillaires survenant principalement chez l’enfant et pouvant menacer la vision centrale. 

Description de cas

Nous rapportons un cas de neovascularisation choroidienne péripapillaire secondaire à des drusen papillaires chez une enfant traitée avec succès par ranibizumab intravitréen.

Observation

Une enfant de 13 ans porteuses de drusen papillaires bilatérales connues nous a été adressée pour baisse de vision de l’œil gauche remontant à plusieurs semaines et mesurée à 1/10 (l’acuité visuelle était normale à droite). L’examen du fond d’œil retrouve un aspect de flou papillaire sur les deux yeux associé à gauche à une lésion fibreuse juxtapapillaire étendue jusqu’à la macula. Le diagnostic de drusen papillaires est confirmé à la fois par le cliché en autofluorescence, la présence de calcifications de la tête des nerfs optiques au scanner et par la normalité du reste du bilan. L’imagerie multimodale (angiographie au vert d’infracyanine et à la fluorescéine et tomographie en cohérence optique) confirme le diagnostic de néovaisseau choroïdien pré-épithélial péripapillaire affleurant la fovéa et associé à une discrète exsudation intrarétinienne.  

Une injection intravitréenne gauche unique de ranibizumab a été réalisée sous anesthésie générale au bloc opératoire.

L’évolution a été marquée par une fibrose du néovaisseau et la disparition rapide de tout phénomènes exsudatifs. L’amélioration fonctionnelle a été plus discrète, avec une acuité visuelle mesurée à 4-5/10 Pa5, du fait de la proximité maculaire de la cicatrice fibreuse. Aucun effet secondaire lié au produit n’a été observé.

Après 6 ans de suivi, l’acuité visuelle est restée stable et aucune récidive néovasculaire n’a été observée.

Discussion

Cette observation témoigne de l’efficacité anatomique et fonctionnelle,  maintenue à très long terme, d’une injection intravitréenne unique de ranibizumab en traitement d’un néovaisseau choroïdien péripapillaire associé à des drusen papillaires. 

Conclusion

Cette observation et de rares cas supplémentaires rapportés dans littérature internationale suggèrent que les traitements anti-Vascular Endothelial Growth Factor (anti-VEGF), à la fois sûrs et durablement efficaces,  constituent le traitement de choix des néovaisseaux choroïdiens péripapillaires compliquant les drusen papillaires.