Le glaucome à angle ouvert est une neuropathie optique chronique progressive. C’est une maladie cécitante qui constitue un problème de santé publique. L’observance thérapeutique et la technique d’instillation des collyres sont des éléments importants dans la prise en charge du glaucome.
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Profil épidémiologique, technique d’instillation des collyres et connaissance sur le glaucome des patients suivis pour glaucome à angle ouvert à l'hôpital des spécialités de Rabat.
À propos de 182 cas
Introduction
Matériels et Méthodes
Nous avons mené une étude prospective descriptive s’étalant sur 9 mois intéressant 182 patients atteints de glaucome chronique à angle ouvert sous traitement médical. Ont été d’exclus les patients opérés pour glaucome et les patients atteints de démence. Le recueil des données s’est fait grâce à une fiche d’exploitation comprenant un questionnaire. La technique d’instillation a été observée et notée par un médecin résident.
Résultats
On note dans notre série une légère prédominance féminine. La moyenne d’âge est de 65 ans. La majorité de nos patients ont pour couverture médicale l'assurance médicale obligatoire (AMO solidaire). Plus de la moitié de nos patients sont analphabètes. Seuls 37% des patients ont instillé le collyre dans le cul de sac conjonctival inferieur et 9% l'ont instillé en dehors de l’oeil. Le taux de non-observance dans notre série est de 22%. Globalement, les patients de notre série ont une bonne connaissance de leur maladie.Cependant, seuls 47% rapportent avoir reçu une éducation sur la technique d’instillation des collyres
Discussion
Dans notre série on trouve une légère prédominance féminine contrairement aux études de El alami et de El khoumiri. L’âge moyen dans notre série est de 65 ans ce qui avoisine les résultats des autres séries. concernant la technique d’instillation des collyres, toutes les séries (Aptel, El alami, Raghav, El khoumiri) trouvent un taux important de mauvaises techniques d’instillation. 9% des patients de notre série ont instillé le collyre en dehors de l’œil ce chiffre est inférieur à celui de aptel (France) et de Raghav (inde). Dans notre étude, le taux de non observance est de 22%, ce résultat rejoint celui de Aptel et de khoumiri et est inférieur à celui retrouvé par Chiche et coll. Nous retrouvons une Bonne connaissance de la maladie chez nos patients et ceux de El alami. Cependant seuls 47% de nos patients et 52% dans la série de El Alami rapportent avoir reçu une éducation sur la technique d’instillation des collyres. Ces chiffres sont insuffisants et expliquent la mauvaise technique d’instillation des collyres chez nos patients.
Conclusion
Pour conclure, on note que des progrès restent à faire en terme d'éducation des patients sur la technique d’instillation et sur l’importance d'une bonne observance thérapeutique.