Évaluer l'incidence du syndrome d’Irvine Gass par tomographie en cohérence optique (OCT) après chirurgie de la cataracte par phacoémulsification.
Name
174 - Incidence du Syndrome d'Irvine Gass et modification de l'épaisseur maculaire centrale mesurée par tomographie en cohérence optique après phacoémulsification
Introduction
Patients et Methodes
Etude descriptive, observationnelle, prospective, non contrôlée réalisée dans le service d’ophtalmologie de l'hôpital de la Croix-Rousse entre janvier 2017 à juin 2017. Tous les patients adultes présentant une cataracte chirurgicale ayant subi une chirurgie par phakoémulsification ont été inclus. Les patients présentant une pathologie rétinienne responsable d’un OM ont été exclus. Chaque patient a bénéficié d’un examen clinique et d’une OCT à la visite d’inclusion et 6 semaines après la chirurgie. L’œdème maculaire (OM) cliniquement non significatif était défini par la présence de logettes d’œdème intra rétinien sans augmentation de l’épaisseur maculaire centrale (EMC) supérieure à 30% par rapport à l’EMC initiale, et l’OM cliniquement significatif par une augmentation de l‘EMC supérieure à 30%.
Résultats
Neuf cent vingt huit patients ont été inclus. L'âge moyen était de 71,8 ans. La visite post-opératoire a été réalisée en moyenne 46.4 (±44.0) jours après la chirurgie. L’incidence de l’OM cliniquement significatif était de 1,8%. L’incidence de l’OM cliniquement non significatif était de 8,9%. Seule la présence d'une membrane épi-rétinienne était significativement associée à un risque de survenue de syndrome d'Irvine Gass (p = 0,002). L'utilisation d'AINS en post-opératoire n'était pas un facteur de protection pour l'apparition de l'OM post-opératoire (p = 0,95).
Discussion
L’incidence du syndrome d’Irvine Gass est extrêmement variable en fonction des séries et des définitions. Cette incidence globale a tout de même nettement diminué ces dernières années grâce à l’amélioration des techniques chirurgicales. Cependant les nouvelles technologies permettent de mieux l’identifier afin de permettre une prise en charge plus précoce.
Conclusion
Cette étude rapporte l'incidence du syndrome d'IG en « vie réelle », dans un centre universitaire français. Ces résultats sont en accord avec la littérature et confirment que l'OCT est un examen de choix dans la détection de ce syndrome.