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Caractéristiques et prise en charge du syndrome uvéite-glaucome-hyphéma : à propos d'une série de 13 cas

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Orateurs :
Margaux DUCHENE 1
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Résumé

Introduction

Le syndrome d’Uvéite-Glaucome-Hyphéma (UGH) a été décrit pour la  première fois en 1978. Les implants de chambre antérieure en étaient de grands pourvoyeurs ; ce syndrome est donc plus rare désormais. Il est causé par le frottement des structures du segment antérieur sur l’implant qui provoque une rupture de la barrière hémato-aqueuse, ainsi qu’un hyphéma et une hypertonie. Le but de cette étude est de caractériser l’évolution et les facteurs de risques de survenue à  travers une série de 13 patients.  

Patients et Methodes

Il s’agit d’une étude rétrospective monocentrique de 13 cas de syndromes UGH, entre janvier 2014 et novembre 2016. L’analyse a porté sur les données de l’examen clinique initial, la position de l’implant causal et la prise en charge

Résultats

Treize yeux des 13 patients ont été inclus. La moyenne d’acuité visuelle initiale était de 1,77 +/- 0,94 (Log MAR).  La pression intraoculaire moyenne initiale était de 30,8 +/- 11,55 mmHg, une hypertonie initiale ≥ 21 mmHg était constatée chez 11 patients sur 13. Douze patients présentaient un Tyndall hématique et/ou pigmentaire, 10 patients une hémorragie intravitréenne, 9 patients une atrophie irienne sectorielle. L’implant était un 3 pièces dans 4 cas et un monobloc dans 9 cas. Cinq implants étaient suturés à l’iris, 3 suturés  à la sclère, 3 positionnés dans le sac,  1 positionné dans le sulcus, 1 positionné dans le sac avec luxation d’une haptique dans le sulcus (in and out). Initialement la prise en charge a été médicale pour 6 patients (collyres anti-inflammatoires stéroidiens et hypotonisants seuls), et chirurgicale pour 7 patients. Au total  5 patients ont été pris en charge médicalement et 8 patients chirurgicalement, en effet 4 récidives sont survenues parmi les patients traités médicalement et un de ces patients a bénéficié d’une prise en charge chirurgicale secondaire. La chirurgie consistait en une modification du positionnement ou un retrait de l’implant sans réimplantation dans 6/8 cas (4 explantations sans réimplantations, 1 repositionnement à la sclère, 1 repositionnement dans le sac), 2/8 cas ont bénéficié d’une chirurgie filtrante afin de maitriser l’hypertonie (1 trabéculectomie et 1 cycloaffaiblissement). Une chirurgie complémentaire a été nécessaire chez deux patients devant la persistance de l’hypertonie (1 cycloaffaiblissement et 1 retrait d’implant).

Discussion

Quelle que soit la position de l’implant, il peut être responsable d’un syndrome UGH. Néanmoins, il semble que les implants suturés à l’iris majorent le risque. Le recours à la chirurgie peut être nécessaire.  

Conclusion

Malgré l’abandon de l’implantation en chambre antérieure, le syndrome UGH doit être reconnu pour adapter la prise en charge thérapeutique et limiter les complications notamment celles liées à l’hypertonie.