- OMIM : 268000.
- ORPHA : 791.
- Synonymes : dystrophie de type bâtonnet-cône, rétinite pigmentaire, retinitis pigmentosa , dégénérescence tapéto-rétinienne.
Pathologies rétiniennes d'origine génétique
Héméralopie essentielle ou cécité nocturne congénitale stationnaire
Dystrophie de type bâtonnet-cône (également appelée rétinopathie pigmentaire)
Autres formes de dystrophies rétiniennes apparentées :
choriorétinopathie (choroïdérémie, choriorétinite de Bietti, atrophie gyrée)
syndrome d'augmentation des cônes bleus/syndrome de Goldmann-Favre
Dystrophie maculaire de Sorsby
Causes non génétiques
Hypovitaminose A
Syndrome paranéoplasique :
rétinopathie associée au carcinome (carcinoma-associated retinopathy [CAR]) caractérisée par une atteinte primitive des photorécepteurs avec présence d'anticorps antirétiniens (par exemple anti-recovérine)
rétinopathie associée au mélanome (melanoma-associated retinopathy [MAR]) caractérisée par une dysfonction des cellules bipolaires ON avec présence d'anticorps anti-TRPM1 dans le sérum de certains patients
Myopie mal corrigée
Âge (surtout quand associé à des pseudo-drusen)
EMAP (early-onset macular atrophy with pseudodrusen)
Pathologies rétiniennes d'origine génétique
Dystrophie de type bâtonnet-cône (également appelée rétinopathie pigmentaire) isolée ou syndromique : typiquement en forme de pseudo-ostéoblastes associés à une papille pâle et des vaisseaux rétinienne grêles
Amaurose congénitale ou dystrophie rétinienne à début précoce
Autres formes de dystrophies rétiniennes apparentées :
choriorétinopathies (choroïdérémie, choriorétinite de Bietti, atrophie gyrée) : associées à très peu de migrations pigmentaires au sein d'une atrophie choriorétinienne avec une papille bien colorée et des vaisseaux non grêles jusqu'au stade avancé
syndrome d'hypersensibilité des cônes bleus/syndrome de Goldmann-Favre : dans ce cas, les migrations pigmentaires prennent un aspect nummulaire, typiquement réparties le long des arcades vasculaires
Causes post-inflammatoires ou post-infectieuses
Cicatrices de choroïdites (par exemple toxoplasmose, rétinite à cytomégalovirus, syndrome d'histoplasmose oculaire présumée) : migrations pigmentaires autour d'anciennes cicatrices choriorétiniennes
Rétinite syphilitique avec aspect en « sel et poivre » des migrations pigmentaires
Rétinopathie de la rubéole congénitale : modification grossière de la pigmentation, au niveau de l'épithélium pigmentaire rétinien (EPR) sans dysfonction rétinienne à l'ERG ; évocatrice si elle est associée à une cataracte congénitale, une surdité ou des altérations cardiaques
Syndrome paranéoplasique de type rétinopathie associée au carcinome (carcinoma-associated retinopathy [CAR]) qui en réalité ne présente pas de migration pigmentaire, mais un possible aspect « poivre et sel » de la périphérie rétinienne
Causes post-traumatiques ou dégénératives
Séquelles de décollement de rétine surtout en cas de décollement prolongé, spontanément réappliqué
Rétinopathie drépanocytaire avec lésions périphériques en « taches noires solaires » par hyperplasie/migration de l'EPR
Cicatrice de photocoagulation au laser
Dégénérescence rétinienne périphérique microkystique et réticulée liée à l'âge
Causes congénitales
Taches rétiniennes en patte d'ours et hypertrophie congénitale groupée de l'EPR
Rétinopathies induites par des médicaments
Toxicité à la chloroquine ou à l'hydroxychloroquine qui, dans les cas les plus sévères, peut présenter des migrations pigmentaires périphériques associées à une maculopathie en œil de bœuf
Phénothiazines (comme la thioridazine) à forte dose, atrophie choriorétinienne majeure avec quelques migration pigmentaires
Antirétroviraux de la famille de la didanosine, aspect d'atrophie choriorétininenne et aspect moucheté périphérique de l'EPR
- les symptômes et leur chronologie (troubles visuels aux changements de luminosité, notamment dans la pénombre, maladresse, chocs sur des obstacles ou autres signes d'altérations du champ visuel) ;
- les comorbidités entre autres à la recherche d'arguments pour une forme syndromique (surdité pour le syndrome d'Usher ; altération de l'émail dentaire et surdité pour le syndrome de Heimler ; surcharge pondérale, antécédents chirurgicaux pour doigt ou orteil surnuméraire pour le syndrome de Bardet-Biedl ; altérations rénales pour le syndrome de Bardet-Biedl ou celui de Senior-Loken ; anosmie pour la maladie de Refsum de l'adulte ou certaines formes de RP liées à CNGB1 , etc.), ou pour les diagnostics différentiels (par exemple chirurgie digestive ou hépatique faisant suspecter une hypovitaminose A) ;
- les prises médicamenteuses, notamment pour les diagnostics différentiels de rétinopathies toxiques (voir encadré 9-1) ;Encadré 9-1Diagnostics différentiels devant une cécité nocturne
Pathologies rétiniennes d'origine génétique
Héméralopie essentielle ou cécité nocturne congénitale stationnaire
Dystrophie de type bâtonnet-cône (également appelée rétinopathie pigmentaire)
Autres formes de dystrophies rétiniennes apparentées :
choriorétinopathie (choroïdérémie, choriorétinite de Bietti, atrophie gyrée)
syndrome d'augmentation des cônes bleus/syndrome de Goldmann-Favre
Dystrophie maculaire de Sorsby
Causes non génétiques
Hypovitaminose A
Syndrome paranéoplasique :
rétinopathie associée au carcinome (carcinoma-associated retinopathy [CAR]) caractérisée par une atteinte primitive des photorécepteurs avec présence d'anticorps antirétiniens (par exemple anti-recovérine)
rétinopathie associée au mélanome (melanoma-associated retinopathy [MAR]) caractérisée par une dysfonction des cellules bipolaires ON avec présence d'anticorps anti-TRPM1 dans le sérum de certains patients
Myopie mal corrigée
Âge (surtout quand associé à des pseudo-drusen)
EMAP (early-onset macular atrophy with pseudodrusen)
- le style de vie (étude en cours, type de profession, conduite automobile, consommation de tabac, environnement familial, etc.) ;
- les antécédents familiaux de pathologie visuelle.
Pathologies rétiniennes d'origine génétique
Dystrophie de type bâtonnet-cône (également appelée rétinopathie pigmentaire) isolée ou syndromique : typiquement en forme de pseudo-ostéoblastes associés à une papille pâle et des vaisseaux rétinienne grêles
Amaurose congénitale ou dystrophie rétinienne à début précoce
Autres formes de dystrophies rétiniennes apparentées :
choriorétinopathies (choroïdérémie, choriorétinite de Bietti, atrophie gyrée) : associées à très peu de migrations pigmentaires au sein d'une atrophie choriorétinienne avec une papille bien colorée et des vaisseaux non grêles jusqu'au stade avancé
syndrome d'hypersensibilité des cônes bleus/syndrome de Goldmann-Favre : dans ce cas, les migrations pigmentaires prennent un aspect nummulaire, typiquement réparties le long des arcades vasculaires
Causes post-inflammatoires ou post-infectieuses
Cicatrices de choroïdites (par exemple toxoplasmose, rétinite à cytomégalovirus, syndrome d'histoplasmose oculaire présumée) : migrations pigmentaires autour d'anciennes cicatrices choriorétiniennes
Rétinite syphilitique avec aspect en « sel et poivre » des migrations pigmentaires
Rétinopathie de la rubéole congénitale : modification grossière de la pigmentation, au niveau de l'épithélium pigmentaire rétinien (EPR) sans dysfonction rétinienne à l'ERG ; évocatrice si elle est associée à une cataracte congénitale, une surdité ou des altérations cardiaques
Syndrome paranéoplasique de type rétinopathie associée au carcinome (carcinoma-associated retinopathy [CAR]) qui en réalité ne présente pas de migration pigmentaire, mais un possible aspect « poivre et sel » de la périphérie rétinienne
Causes post-traumatiques ou dégénératives
Séquelles de décollement de rétine surtout en cas de décollement prolongé, spontanément réappliqué
Rétinopathie drépanocytaire avec lésions périphériques en « taches noires solaires » par hyperplasie/migration de l'EPR
Cicatrice de photocoagulation au laser
Dégénérescence rétinienne périphérique microkystique et réticulée liée à l'âge
Causes congénitales
Taches rétiniennes en patte d'ours et hypertrophie congénitale groupée de l'EPR
Rétinopathies induites par des médicaments
Toxicité à la chloroquine ou à l'hydroxychloroquine qui, dans les cas les plus sévères, peut présenter des migrations pigmentaires périphériques associées à une maculopathie en œil de bœuf
Phénothiazines (comme la thioridazine) à forte dose, atrophie choriorétinienne majeure avec quelques migration pigmentaires
Antirétroviraux de la famille de la didanosine, aspect d'atrophie choriorétininenne et aspect moucheté périphérique de l'EPR
Pathologies rétiniennes d'origine génétique
Dystrophie de type bâtonnet-cône (également appelée rétinopathie pigmentaire) isolée ou syndromique : typiquement en forme de pseudo-ostéoblastes associés à une papille pâle et des vaisseaux rétinienne grêles
Amaurose congénitale ou dystrophie rétinienne à début précoce
Autres formes de dystrophies rétiniennes apparentées :
choriorétinopathies (choroïdérémie, choriorétinite de Bietti, atrophie gyrée) : associées à très peu de migrations pigmentaires au sein d'une atrophie choriorétinienne avec une papille bien colorée et des vaisseaux non grêles jusqu'au stade avancé
syndrome d'hypersensibilité des cônes bleus/syndrome de Goldmann-Favre : dans ce cas, les migrations pigmentaires prennent un aspect nummulaire, typiquement réparties le long des arcades vasculaires
Causes post-inflammatoires ou post-infectieuses
Cicatrices de choroïdites (par exemple toxoplasmose, rétinite à cytomégalovirus, syndrome d'histoplasmose oculaire présumée) : migrations pigmentaires autour d'anciennes cicatrices choriorétiniennes
Rétinite syphilitique avec aspect en « sel et poivre » des migrations pigmentaires
Rétinopathie de la rubéole congénitale : modification grossière de la pigmentation, au niveau de l'épithélium pigmentaire rétinien (EPR) sans dysfonction rétinienne à l'ERG ; évocatrice si elle est associée à une cataracte congénitale, une surdité ou des altérations cardiaques
Syndrome paranéoplasique de type rétinopathie associée au carcinome (carcinoma-associated retinopathy [CAR]) qui en réalité ne présente pas de migration pigmentaire, mais un possible aspect « poivre et sel » de la périphérie rétinienne
Causes post-traumatiques ou dégénératives
Séquelles de décollement de rétine surtout en cas de décollement prolongé, spontanément réappliqué
Rétinopathie drépanocytaire avec lésions périphériques en « taches noires solaires » par hyperplasie/migration de l'EPR
Cicatrice de photocoagulation au laser
Dégénérescence rétinienne périphérique microkystique et réticulée liée à l'âge
Causes congénitales
Taches rétiniennes en patte d'ours et hypertrophie congénitale groupée de l'EPR
Rétinopathies induites par des médicaments
Toxicité à la chloroquine ou à l'hydroxychloroquine qui, dans les cas les plus sévères, peut présenter des migrations pigmentaires périphériques associées à une maculopathie en œil de bœuf
Phénothiazines (comme la thioridazine) à forte dose, atrophie choriorétinienne majeure avec quelques migration pigmentaires
Antirétroviraux de la famille de la didanosine, aspect d'atrophie choriorétininenne et aspect moucheté périphérique de l'EPR
- le type 1 présente des modifications pigmentaires diffuses du fond d’œil et une absence de réponses discernables des bâtonnets et des cônes à l’ERG (cas des formes de RP avancées) ;
- les formes de types 2 et 3 s’appliquent aux RP sectorielles avec des migrations pigmentaires plus marquées au niveau de la rétine inférieure avec (type 2) une altération importante de la fonction des bâtonnets à l’ERG et un retard des réponses issues des cônes (dysfonction généralisée de type bâtonnet-cône) ou (type 3) une relative préservation de la fonction des bâtonnets et avec des temps de culmination normaux pour les réponses issues des cônes ;
- enfin, le type 4 s'applique à une pathologie « délimitée » tant sur le plan du fond d'œil que sur le plan fonctionnel, ce dernier type étant probablement une forme débutante de type 3.
Interrogatoire :
antécédents personnels à la recherche d'arguments pour une forme syndromique (surdité, surcharge pondérale, doigt surnuméraire) ou d'éléments pour une toxicité médicamenteuse
antécédents familiaux avec arbre généalogique
Examen cliniques :
acuité visuelle avec réfraction soigneuse (myopie forte ou hypermétropie forte orientant vers certains génotypes
examen des segments antérieurs (cataracte sous-capsulaire postérieure)
examen du fond d'œil (papille, vaisseaux, migrations pigmentaires)
examen des mères d'un garçon atteint de rétinopathie pigmentaire, surtout en cas d'atteinte précoce avec myopie forte (suspicion de forme liée à l'X)
Examens paracliniques minimaux
champ visuel cinétique (y compris le III4e binoculaire, conduite et maison départementale des personnes handicapées [MDPH])
électrorétinogramme global selon les recommandations standard de l'ISCEV
imagerie multimodale : autofluorescence (liseré, perte périphérique), SD-OCT (altération de la rétine externe périphérique, détection d'une maculopathie kystique ou d'une membrane épirétinienne)
Pathologies rétiniennes d'origine génétique
Héméralopie essentielle ou cécité nocturne congénitale stationnaire
Dystrophie de type bâtonnet-cône (également appelée rétinopathie pigmentaire)
Autres formes de dystrophies rétiniennes apparentées :
choriorétinopathie (choroïdérémie, choriorétinite de Bietti, atrophie gyrée)
syndrome d'augmentation des cônes bleus/syndrome de Goldmann-Favre
Dystrophie maculaire de Sorsby
Causes non génétiques
Hypovitaminose A
Syndrome paranéoplasique :
rétinopathie associée au carcinome (carcinoma-associated retinopathy [CAR]) caractérisée par une atteinte primitive des photorécepteurs avec présence d'anticorps antirétiniens (par exemple anti-recovérine)
rétinopathie associée au mélanome (melanoma-associated retinopathy [MAR]) caractérisée par une dysfonction des cellules bipolaires ON avec présence d'anticorps anti-TRPM1 dans le sérum de certains patients
Myopie mal corrigée
Âge (surtout quand associé à des pseudo-drusen)
EMAP (early-onset macular atrophy with pseudodrusen)
Pathologies rétiniennes d'origine génétique
Dystrophie de type bâtonnet-cône (également appelée rétinopathie pigmentaire) isolée ou syndromique : typiquement en forme de pseudo-ostéoblastes associés à une papille pâle et des vaisseaux rétinienne grêles
Amaurose congénitale ou dystrophie rétinienne à début précoce
Autres formes de dystrophies rétiniennes apparentées :
choriorétinopathies (choroïdérémie, choriorétinite de Bietti, atrophie gyrée) : associées à très peu de migrations pigmentaires au sein d'une atrophie choriorétinienne avec une papille bien colorée et des vaisseaux non grêles jusqu'au stade avancé
syndrome d'hypersensibilité des cônes bleus/syndrome de Goldmann-Favre : dans ce cas, les migrations pigmentaires prennent un aspect nummulaire, typiquement réparties le long des arcades vasculaires
Causes post-inflammatoires ou post-infectieuses
Cicatrices de choroïdites (par exemple toxoplasmose, rétinite à cytomégalovirus, syndrome d'histoplasmose oculaire présumée) : migrations pigmentaires autour d'anciennes cicatrices choriorétiniennes
Rétinite syphilitique avec aspect en « sel et poivre » des migrations pigmentaires
Rétinopathie de la rubéole congénitale : modification grossière de la pigmentation, au niveau de l'épithélium pigmentaire rétinien (EPR) sans dysfonction rétinienne à l'ERG ; évocatrice si elle est associée à une cataracte congénitale, une surdité ou des altérations cardiaques
Syndrome paranéoplasique de type rétinopathie associée au carcinome (carcinoma-associated retinopathy [CAR]) qui en réalité ne présente pas de migration pigmentaire, mais un possible aspect « poivre et sel » de la périphérie rétinienne
Causes post-traumatiques ou dégénératives
Séquelles de décollement de rétine surtout en cas de décollement prolongé, spontanément réappliqué
Rétinopathie drépanocytaire avec lésions périphériques en « taches noires solaires » par hyperplasie/migration de l'EPR
Cicatrice de photocoagulation au laser
Dégénérescence rétinienne périphérique microkystique et réticulée liée à l'âge
Causes congénitales
Taches rétiniennes en patte d'ours et hypertrophie congénitale groupée de l'EPR
Rétinopathies induites par des médicaments
Toxicité à la chloroquine ou à l'hydroxychloroquine qui, dans les cas les plus sévères, peut présenter des migrations pigmentaires périphériques associées à une maculopathie en œil de bœuf
Phénothiazines (comme la thioridazine) à forte dose, atrophie choriorétinienne majeure avec quelques migration pigmentaires
Antirétroviraux de la famille de la didanosine, aspect d'atrophie choriorétininenne et aspect moucheté périphérique de l'EPR
- la rétinopathie pigmentaire paraveineuse ( pigmented paravenous chorioretinal atrophy [PPCA]) (fig. 9-9) : celle-ci fait toujours l'objet de multiples hypothèses physiopathologiques. Malgré quelques publications sur des cas associés à des variants génétiques, notamment sur CRB1 ou RPGRIP1 qui s'avèrent in fine soit des variants bénins [86], soit de simples hétérozygotes pour un gène associé à une pathologie AR [87], son origine génétique reste non démontrée. Son caractère paravasculaire peu ou pas évolutif fait privilégier l'origine inflammatoire voire auto-immune [88] ;
Fig. 9-9 Imagerie multimodale de rétinopathie pigmentaire paraveineuse.Cas d'un patient de 50 ans avec baisse de vision depuis une dizaine d'années sans progression, avec un panel génétique non concluant. On notera une prédominance des migrations pigmentaires le long des vaisseaux rétiniens (a, b), avec des altérations soulignées par une zone hyperautofluorescente (c, d). OCT (e , f). - la rétinopathie pigmentaire unilatérale (fig. 9-10) : il s'agit d'une entité clinique à part, acquise, probablement post-traumatique ou inflammatoire, dont la physiopathologie reste incertaine. On se méfiera cependant des cas bilatéraux avec asymétrie extrême, qui pourraient être de véritables formes génétiques pouvant justifier une surveillance sur plusieurs années (une décennie ?) de l'ERG et de l'imagerie multimodale grand champ.
Fig. 9-10 Cas de rétinite unilatérale.a–f. Femme de 46 ans présentant une atteinte rétinienne latérale gauche, sans atteinte droite après plus de 10 ans de surveillance.
| Fonction | Gènes |
|---|---|
| Phototransduction | AD : RHO , SAG AR : CNGA1, CNGB1, GNAT1, PDE6A, PDE6B, PDE6G, SAG |
| Cycle visuel | AR : LRAT, RBP3, RBP4, RGR, RLBP1, RPE65 AD : RDH12, RPE65 |
| Phagocytose | AR : MERTK |
| Structure des articles externes/disques des photorécepteurs | AD : PRPH2 AR : PRCD |
| Cil connecteur et transport intracellulaire | AD : ARL3,RP1, TOPORS, AR : AGBL5, AHI1, ARL2BP, ARL6 (AR), BBS1, BBS2, BBS9 ,CFAP418, CFAP20, CFAP410, CDHR1, CC2D2A, CLRN1, COQ2, COQ5, QOC8B, FAM161A, IFT140, IFT172, KIZ, MAK, PCARE, POMGNT1, RP1, RP1L1, RPGRIP1, SPATA7 , TBC1D32, TMEM216, TTC8, TULP1,USH2A LX : OFD1, RPGR , RP2 |
| Matrice interphotorécepteur | AR/AD : IMPG1, IMPG2 |
| Adhésions cellulaires, développement rétinien | AD : SEMA4A AR : ARHGEF18, CRB1, EYS, ZNF408 |
| Métabolisme rétinien, mitochondrie | AD : IMPDH1, KLHL7, RP17 AR : AIPL1, CCDC51, CERKL, CLCC1, CLN3, DHDDS, DYNC2H1, HGSNAT, IDH3A, IDH3B, KIAA1549, MVK, PDSS1, REEP6, SLC37A3, SLC66A1, SLC7A14 LX : IDG3G |
| Épissage de l'ARN | AD : PRPF31, PRPF3, PRPF8, PRPF4, RP9, SNRNP200 AR : CWC27, DHX38 |
| Facteurs de transcription | AD : CRX, NEUROD1, NR2E3, NRL AR : NRL, RAX2 |
Les gènes en gras sont aussi associés à des formes syndromiques ; les gènes soulignés sont également associés à d'autres dystrophies rétiniennes génétiques que les rétinopathies pigmentaires. AD : autosomique dominant ; AR : autosomique récessif ; LX : lié à l'X.
| Profil d'expression | Gènes | Fonctions cellulaires |
|---|---|---|
| Bâtonnets | RHO, SAG, GNAT1, CNGA1, CNGB1, PDE6A, PDE6B, PDE6G | Phototransduction |
| Bâtonnets et cônes | PRPH2, PRCD | Structure des articles externes/disques des photorécepteurs |
| AIPL1, CERKL, RDH12, RBP3, REEP6 | Enzymes du cycle rétinien interne, stress oxydatif, métabolisme local | |
| ARL3, CDHR1, CLRN1, FAM161A, KIZ, MAK, PCARE, RP1, RP1L1, RPGR, RPGRIP1, TULP1, USH2A | Cil connecteur et transport intracellulaire | |
| CRX, NRL, NR2E3, NEUROD1, RAX2 | Facteurs de transcription/différenciation des photorécepteurs | |
| EYS, IMPG1, IMPG2 | Liaison entre photorécepteurs et matrice interphotoréceptrice | |
| Épithélium pigmentaire rétinien | RPE65, LRAT, RLBP1, RGR | Cycle visuel |
| MERTK | Phagocytose | |
| Multicellulaire mais spécifique de la rétine | CRB1 | Maintien des jonctions apicales et de la structure rétinienne |
| ARHGEF18, SEMA4A, ZNF408 | Molécules de surface et de signalisation neuronale | |
| IMPDH1, KLHL7, RP17 | Régulation transcriptionnelle, métabolique spécifique de la rétine | |
| Ubiquitaire | ARL6, ARL2BP, AHI1, BBS1, BBS2, BBS9, CC2D2A, CFAP20, CFAP410, CFAP418, TMEM216, TBC1D32, TTC8, IFT140, IFT172, AGBL5, DYNC2H1, OFD1, RP2, TOPORS, KIZ | Formation et transport ciliaires, complexes centrosomiques |
| IDH3A, IDH3B, IDH3G, COQ2, COQ5, PDSS1, MVK, DHDDS, CLN3, HGSNAT, CLCC1, SLC7A14, SLC37A3, SLC66A1, POMGNT1, KIAA1549 | Métabolisme énergétique, biosynthèse du coenzyme Q, lipides, dolichol | |
| PRPF31, PRPF3, PRPF4, PRPF8, RP9, SNRNP200, CWC27, DHX38 | Facteurs d'épissage, composants du splicéosome | |
| IMPDH1, KLHL7, ARHGEF18, ZNF408, RP17, SEMA4A | Fonctions cellulaires générales, signalisation, régulation protéique |
- Hétérogénéité génétique et moléculaire : plus de 80 gènes associés aux RP isolées et 150 toutes RP confondues.
- Expressivité variable.
- Pénétrance incomplète.
- Pertinence du séquençage haut débit (panel de gène, exome ou génome entier).
- Malgré un test génétique approprié, le diagnostic moléculaire reste non concluant dans près de 30 % des cas, n'excluant pas une cause génétique.
- l'accompagnement de l'annonce du diagnostic clinique ;
- la réalisation d'un test génétique approprié ;
- l'accompagnement éducatif et socio-professionnel ;
- la prise en charge des complications (cataracte sous-capsulaire postérieure, complications kystiques maculaires, membrane épirétinienne, pseudo-Coats) ;
- l'orientation vers des associations de patients ;
- la délivrance d'une information réaliste sur les essais thérapeutiques ;
- l'organisation du suivi : pas de standard de soin – enfants, suivi réfractif et de l'amblyopie ; adultes, suivi des complications – ; pas de consensus pour un suivi standard – intérêt du dépistage des complications, suivi de la pathologie, de l'apparition de complications traitables, accompagnement et orientation, information sur les essais thérapeutiques.